Articles tagués ‘douleurs’

3 octobre 2011

Fatiguée

par Memy

Source : Flickr / Ebru Özcan Akin

Je suis fatiguée, épuisée, lessivée.
Je n’ai absolument aucune énergie, ni aucune force.
Je ne peux pas tenir mes aiguilles, je peux à peine taper sur ce fichu clavier, je n’ai qu’une envie : dormir.
Enfin non, des envies, j’en ai plein, c’est pas ça qui manque.
Je n’ai qu’une possibilité : dormir.
Voilà qui est plus juste.
Et le reste du temps je laisse défiler des images sur mon écran, parfois en ne les voyant qu’à peine, parce qu’il est inutile de laisser défiler des mots qu’on ne peut pas comprendre si tant est qu’on puisse seulement les lire.

Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que ce n’est pas de fibromyalgie que je souffre (enfin, si, un peu, les deux allant souvent de paire) mais d’encéphalomyélite myalgique (un joli mot pour désigner le Syndrome de Fatigue Chronique, vu que cette appellation ne fait pas assez "sérieuse").
Fibro = plein de douleurs et un peu de fatigue causée par ces douleurs
SFC = plein de fatigue et un peu de douleurs causées par la fatigue
Mais comment quantifier ? C’est tellement subjectif…
Quand on vit en ayant toujours mal, au bout d’un moment, on s’y habitue non ?

De toute façon dans notre beau pays ce problème ne se pose pas : aucune différence entre les deux pathologies n’est faite.
De toute façon pour nos chères autorités con-pétantes ces maladies ne sont que chimères de la part de fainéants dépressifs au mieux, profiteurs au pire.
Faut croire que le reste du monde est vraiment con, de se laisser berner par ces millions de personnes qui arrivent à leur faire croire qu’elles sont malades.
Ben oui, comme pour tant d’autres choses, c’est tellement plus facile d’occulter les problèmes, de dire que c’est de la faute des autres, que de chercher une solution…
Niveau cours de récré de maternelle…

Certains jours je hais cette maladie, mais je hais encore plus ce système. Un jour aussi je te raconterai pourquoi je hais les gens. Après on s’étonne que je finisse ermite

**********
Ndlb : je suis navrée si cet article vous paraît décousu, il m’a quand même fallu plus d’une heure pour l’écrire… et il n’est pas encore 6h et demi du matin… Et là tu vas me dire "ben pourquoi tu ne dors pas à cette heure-là ?". Moi je te répondrai "Parce que". Voilà.

Ndlb bis : si tu t’ennuies (ou que tu es curieux), tu trouveras des infos sur le SFC là et sur la fibro là.

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17 août 2011

What’s up Doc ? #2

par Memy

[Billet à teneur hautement nombriliste]

Tiens, ça fait longtemps que je ne t’ai pas parlé de ma copine fibro, non ? Alors où on en est de notre cohabitation forcée, elle et moi…

Source : Pinterest

J’ai arrêté tout traitement médicamenteux. La dernière fois que je t’en ai parlé, je te disais que Doc m’avait filé un nouvel anti-dépresseur, je l’ai pris deux soirs :
- le lendemain du premier soir, j’annulais la balnéo et je passais la journée couchée tellement j’étais en forme
- une demi-heure après le prise du 2e soir, s’ajoutaient aux joyeusetés du jour une douleur lancinante au niveau de la vessie
- le lendemain du 2e soir, douleur irradiante genre "infection urinaire" et impossibilité de me soulager
Il n’y aura pas de 3e soir. En revanche le lendemain la douleur irradiante a disparu d’elle-même, et le sur-lendemain le reste des douleurs était parti aussi.

Je te laisse en tirer la conclusion qui s’impose.

Tout ça c’était mi-juin, deux mois après, ça donne quoi ? Ne reste plus que la balnéo et l’ostéo en cas de nécessité… Et des anti-douleurs si besoin est…

Deux grosses crises, toujours de la fatigue si je ne dors pas minimum 8 heures dans la journée (sieste incluse), et quelques bobos qui se baladent par-ci par-là. Pas pire donc.
Voire peut-être mieux !

A savoir que depuis quelques jours je peux faire mon petit ménage tous les jours sans être ensuite démolie pour le reste de la journée. Je peux aussi tricoter longtemps sans perdre mes épaules / mon dos / mes bras. Et bidouiller des trucs dans mon coin.

Côté poids, je n’en perds pas, c’est stable entre 72.6 et 74.5, en gros. Mais surtout : je n’en prends plus !

En revanche y a un truc qui me chagrine : mes troubles du sommeil (cauchemars, insomnies et compagnie) sont cycliques. En gros tous les 15 jours, en gros pile au moment de l’ovulation et de l’arrivée des règles.
Je suis toujours enflée comme une baudruche remplie de flotte. J’ai essayé de prendre un bon diurétique un jour, j’ai perdu plus d’un kilo sur la journée.
Mes "pointes" de douleur sont elles aussi cycliques, elles vont avec la fatigue.
Ces trois derniers mois, la durée de ces problèmes s’allonge (avant c’était deux jours, maintenant on en arrive à plus d’une semaine – voir mon post d’hier).

Ajoute à ça un état émotionnel complètement instable (paraît que je passe mon temps à pleurer), des boutons d’acné qui commencent à revenir à certains moments, les seins qui pèsent trois tonnes, un cycle quasi fantomatique certains mois, plus qu’abondants à d’autres, des nausées matinales particulièrement pénibles, je crois qu’on a brossé un tableau exhaustif de la situation. Etant donné que je ne suis pas enceinte (crois-moi, je vérifie !), il ne reste plus qu’à désigner la coupable : ma pilule !

De toute façon c’est simple : étant donné que je ne prends qu’elle et du lévo, que j’avais déjà eu ces problèmes il y a quelques années, je ne vois que ça.

Donc lundi… ben j’ai rendez-vous avec Doc ! Peut-être que si on arrive à régler ce problème, Mademoiselle Fibro me laissera encore plus tranquille ?

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15 mai 2011

Blablabla blablabla #27

par Memy

Cette semaine j’ai vécu ma première vraie nuit d’insomnie depuis longtemps. C’était cette nuit. A l’heure où j’écris ce post (il est 5h13), les piafs commencent à célébrer les premières lueurs du jour. C’est étrange comme il suffit qu’un oiseau se réveille et se mette à chanter pour que tous suivent dans une symphonie merveilleusement apaisante. Si seulement mes gros pouvaient ronfler moins fort…

Cette semaine j’ai multiplié par deux la dose de mon nouveau traitement. C’était jeudi. Et depuis comme par magie les effets négatifs se sont estompés. Faut croire qu’en fait ce n’était pas la phase d’adaptation qui les provoquait mais le manque induit par un traitement plus léger… En revanche les deux nuits d’avant je me suis réveillée en proie à des douleurs de force 9 sur mon échelle personnelle (qui monte jusqu’à 10). J’espère que ce n’est que passager…

Cette semaine je n’avais pas le moral, comme la semaine dernière. Et puis effet de la chimie et de papotage avec certaines blogueuses chères à mon cœur et de câlinage de l’amour de ma vie, du jour au lendemain je me suis sentie légère. C’était vendredi matin. Après les deux anti-douleurs et le premier thé de la journée. Thé vert mandarine – orange. J’ai ouvert les soldes de LaR. et je me suis commandée deux petites robes légères à ma taille. A – ma – taille. 42 / 44. Il y en a deux qui comprendront, une qui est "la cause" de cet achat, l’autre qui est "ma confidente régimesque". Et certainement une troisième qui partage mes démons depuis tellement longtemps maintenant.

En parlant de régime, cette semaine j’ai perdu 300 grammes. Ca pourrait me faire râler, pleurer, grogner, pester mais non. Je suis contente avec mes 300 grammes en moins. Parce qu’au total ça fait plus de deux kilos de perdus en deux semaines. Avec une journée "off" mardi où je me suis éclaté le ventre avec de la pizza, des nachos au cheddar fondu (c’est une tuerie ce truc) et des Schoko-bons. Surtout les Schoko-bons. Ca ne devrait pas exister, les Schoko-bons.

Mais mardi j’en avais besoin. Parce que même si au départ le but cette journée "off" était de se faire plaisir en restant dans un ordre calorique raisonnable, ça s’est vite transformé en "j’ai besoin de bouffer". A cause des petits chats. Parce que pour x raisons dont je n’ai pas envie de parler c’est clair, net et définitif, je ne pourrai pas avoir de boule de poils ronronnante tant que j’aurai ma grosse poilue ronflante et puante. Au passage j’ai failli y laisser un œil mais après nettoyage des coupures et deux jours de repos, ça a bien dégonflé et aujourd’hui il ne me reste plus qu’une entaille en travers du nez. Les petits chats vont eux très bien, et sont retournés dans leur famille initiale. Je crois que c’est grâce aux câlins de la grosse ronflante en question et aux bisous baveux du nain qui l’accompagne que j’arrive à dire "c’est pas forcément plus mal comme ça". Et à la patience et aux trésors de tendresse de mon troisième poilu (oui, mon ours, c’est bien de toi que je parle, pas du lapin crétin). Après tout, de l’amour j’en ai déjà à revendre…

Cette semaine a été pleine de larmes, avec ou sans raisons, et de rires et de câlins, avec beaucoup de raisons. Parce qu’en fait la vie, c’est ça non ? Un peu de larmes et beaucoup de rires et de tendresse… Et toi, elle était comment ta semaine ?

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2 mars 2011

C’est la fête…

par Memy

Ma tête est la maîtresse des cérémonies, mon corps tient le rôle du bourreau, et les deux ensemble s’unissent avec joie pour quelques heures d’éclatants ébats.

Pointes de poignard effleurant la plante des pieds, pour commencer les festivités.

Impossible de rester allongée, la jambe droite refuse de supporter sa jumelle. Retournement de situation… mais pas plus de coopération. Pire encore, les hanches décident de rentrer dans la danse. Les cuisses elles-mêmes font leur numéro, tout composé de soubresauts.

Pinces chargées d’électricité. Chevilles, dos, épaules, côtés. Feu d’artifice, les nerfs jouent leur partition de façon magistrale… mais patience, on attend toujours le bouquet final.

Sol qui tangue. Excès alcoolisés ou genoux instables ? Heureusement les murs restent droits, eux, seuls appuis fiables.

Suprême raffinement, empêcher de fermer l’œil, malgré l’épuisement.

Il paraît que chez l’ambassadeur, les fêtes sont toujours réussies… Je ne peux pas dire, je n’y ai jamais été conviée… Mais ce dont je suis sûre, c’est qu’aux festivités qui se déroulent ici, je préfèrerais ne pas être invitée !

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Et le pire dans tout ça ? C’est que j’ai même plus droit aux Ferrero Rochers pour me réconforter !

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9 février 2011

Blablabla blablabla #14

par Memy

Aujourd’hui j’ai mal. La moitié du corps comprimée dans un étau qui se resserre au moindre mouvement, l’autre assaillie par un flux variable mais constant de pointes douloureuses.

Aujourd’hui je tente de m’occuper pour oublier.
J’ai pris une longue douche, je me suis occupée de mon enveloppe, même si c’est simplement pour la redissimuler sous un pyjama ample et confortable après.
J’ai cuisiné, un peu, soupe aux poireaux pour moi, cookies au chocolat blanc de Bouboulette pour mon ours.
J’en ai profité pour pleurer le sort des oignons et des échalottes.

Aujourd’hui je lis La fille aux neuf perruques. Un témoignage. Des échos.

Aujourd’hui j’aimerais terminer la première moitié de mon tricot maudit. La treizième fois était la bonne, j’ai bien fait de vous écouter. Une fois la main droite terminée, faudra faire la gauche. Finalement, je les aurais peut-être avant l’été, ces mitaines !

Aujourd’hui j’ai 427 articles et messages en retard à lire sur HelloCoton. Promis, avant d’atteindre les 500, je les lis.

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19 janvier 2011

Amertume

par Memy

Un "bon jour". Parfois deux. Rarement trois.
Une vraie nuit de sommeil. Rarement deux.

Des mauvais jours qui se succèdent.
On les reconnaît dès le réveil.
Pinces chauffées à blanc et aiguilles qui fouaillent les muscles.
Dos coupé en deux comme par un coup de hache.
Articulations comme des gonds de porte mal huilés, qui grippent et craquent, jusque dans les doigts.
Mots qui s’échappent.
Maux qui restent.
Larmes.

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13 novembre 2010

Blablabla blablabla…

par Memy

Il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors.
Et c’est bien dommage parce que ça veut dire que je ne peux pas mettre les miens dehors, et que le nain tourne en rond en quête de la meilleure connerie à faire. C’est la fête.

Y a des gens qui arrivent sur mon blog en cherchant "belle fesse ronde". Désolée mon gars, les rondeurs, elles sont là, mais pour les belles fesses, tu repasseras, elles ont disparu depuis quelques mois. La prochaine fois cherche Diana Tyuleneva, tu auras plus de chance de trouver ton bonheur.

J’en ai marre d’être grosse. Mais ça ne m’empêche pas de manger pour autant. Je pense de plus en plus au régime. Sauf que si je suis contre à la base c’est qu’il y a une raison : dès que je pense "régime", mes neurones se mettent en branle et guident mon corps vers… la bouffe.
Saleté de restriction cognitive. Pourtant je sais bien que le régime est une aberration. Sauf que j’arrive pas à manger "normalement" et "à ma faim". On n’est pas sortis. En attendant j’ai l’impression d’être un gros boudin ficelé dans tout ce dans quoi je tente de rentrer.
En fait le truc qui me manque vraiment, c’est la muscu. Mais je ne suis pas prête de pouvoir y repartir.

Je suis toujours aussi fatiguée. Ca me gonfle. Je dors entre 7 et 9 heures par nuit et je me lève aussi crevée que la veille. J’ai moins de douleurs. Ou différentes. En tout cas tant que je reste affalée dans mon canapé. Remplir un dossier me lamine les mains et les avant-bras (c’est lourd un crayon), tricoter trop longtemps pareil, accrocher du linge me flingue le dos. L’interne m’a annoncée mercredi qu’il n’y a rien dans les analyses donc c’est quasi à 100% une fibro. Avec l’air du mec qui ne croit pas à la fibro. Prochaine étape : décrocher un rdv dans un centre anti-douleurs. Si j’ai du bol ça prendra deux mois. Si j’en ai pas ça en prendra quatre. En attendant ? Ben je me repose… et je fais le portier pour le nain qui veut rentrer. Et sortir. Et rentrer. Et sortir. Au fait, rappelez-moi, elle est de combien la taxe pour avoir des programmes aussi merdiques à la télé ?

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