Archives de ‘Mon nombril’

26 octobre 2012

What’s up Doc ? #5

par Memy

Ou autant pour la fibro (ou le SFC d’ailleurs). Jusqu’à nouvel ordre du moins.

Hier am j’ai donc revu le Dr N.
Suite aux analyses qu’il m’a prescrites et qui n’avaient jamais été faites ("mais si on a déjà tout vérifié")(mon cul oui), il s’avère que je souffre d’hypoglycémies fonctionnelles.

Pour faire simple (et parce que je n’ai pas encore approfondi le sujet), mon corps sécrète de l’insuline n’importe comment, ce qui fait que :
* petita (pour faire plaisir à Petitgris) : ça provoque des crises d’hypoglycémie importantes entraînant la fatigue et des épisodes de neuroglycopénie (tu sais, quand je perds mes neurones et que je suis infoutue d’aligner une phrase, et que ma voix devient toute bizarre ? Ben voilà), voire des malaises (je suis sûre que les mecs de la sécu d’Ikea se souviendront de moi toute leur vie)

Source : Tumblr / Magical Place to Be

* petibé : je fais du gras sans pouvoir le contrôler (tu vois, quand je te disais que maigrir c’est facile… pour les autres ?)

Il est donc fort probable (et presque certain) que si j’étais tombée sur un médecin compétent ces trois dernières années je n’en serais pas là pour la partie fatigue (parce que c’est un cercle vicieux, plus tu fais d’hypoglycémies, plus ton corps se dérègle) et les 20kg de trop, et si je n’étais pas tombée enfin sur le Dr N., j’aurais pu développer un diabète sévère et mes hypos auraient pu s’aggraver et mener à des comas.
Ah oui, et ces hypoglycémies sont aussi à l’origine du bazar au niveau de mes surrénales et partant d’une partie du dérèglement de mon système hormonal (l’autre partie étant assurée par ma thyroïde).

J’ai du bol, ça se traite et c’est réversible. Mais ça va prendre un certain temps. Pour tout te dire, je revois le Dr N. dans trois mois, et on devrait alors à peine commencer à voir des améliorations.
En attendant, j’ai un traitement à prendre matin et soir et un régime particulier à suivre (et plus droit au chocolat)(ni aux sucreries)(mais ça va, le fromage est sauf)(le pain aussi, mais seulement s’il est complet et seulement à certains moments de la journée).

Tout ça ne résoudra pas mes douleurs. Sauf que, si tu te souviens, je te disais que moins je suis fatiguée, moins je souffre. Quelque chose me dit aussi qu’avec 20kg de moins mes articulations me diront merci.
Pour les douleurs, j’ai un autre plan. Mais on l’attaquera plus tard, une fois que cette partie-là sera en passe d’être résolue. Chaque chose en son temps, pour une fois je serai patiente…

Voilà les dernières nouvelles du front. Tu ne m’en voudras pas, mais cette semaine pas de blabla, tu te contenteras de ça !

11 octobre 2012

Maladie, handicap, fibro et SFC

par Memy

{Article à la fois informatif et purement subjectif}

La fibro, ça fait un moment que je t’en parle, tu commences à en connaître les divers symptômes et conséquences (et si tu ne les connais pas, tu peux lire là).

Le SFC, c’est le "syndrome de fatigue chronique". Son petit nom scientifique (qui te fait moins passer pour une feignasse quand tu en parles), c’est "encéphalomyélite myalgique". Sur le papier, les symptômes sont identiques à ceux de la fibro.

Via Tumblr / What’s not to love ?

Et dans notre pays médicalement arriéré, les deux sont assimilés et identiquement traités.

A force de recherches et de lectures, aussi bien de documents scientifiques que de témoignages de malades, j’ai pu me forger ma propre opinion. Pour moi, je souffre peut-être dans une moindre mesure de fibro, mais avant tout de SFC (sans parler de mes emmerdes hormonales à côté).

Alors c’est quoi la différence entre les deux ?

C’est très simple : dans la fibro, les douleurs prévalent largement sur la fatigue, et ce sont elles qui engendrent cette fatigue.
Dans le SFC, la fatigue prévaut et c’est elle qui déclenche les douleurs.

Dit comme ça, ça me semble pourtant clair que les deux problèmes sont très distincts, et je n’arrive toujours pas à comprendre que le corps médical français les globalise.

On veut soulager mes douleurs, mais on ne m’aide pas à comprendre et à adapter ma vie à la fatigue qui les provoque. Forcément, tous les "traitements" mis en place pour me soulager ne fonctionnent pas, puisqu’on ne cherche pas à traiter la cause. On veut me gaver de paracétamol à longueur de journée "en prévention de", voire d’opiacés, on veut me faire prendre des anti-dépresseurs pour aider à réguler ma perception de la douleur (qui est certes un peu excessive, mais rien à voir avec ce que je peux ressentir en lisant certains fibromyalgiques), anti-dép qui font bien pire que mieux. Mais m’apprendre à connaître mes limites, à savoir comment diminuer mon épuisement, à réguler mes activités en privilégiant des plages horaires pour les exécuter, savoir si je dois lutter ou me laisser aller quand "je tombe", non, rien.

Je dois donc me dépatouiller seule avec une vie comme amputée. Pourquoi "amputée" tu vas me dire ?
Parce que le matin, il me faut à peu près deux heures avant d’être réveillée. Après je dois faire des choix : si je fais le ménage, je ne m’entraîne pas. Si je m’entraîne, je ne fais pas le ménage. Que je fasse l’un ou l’autre, à midi c’est terminé, il me faut me reposer. A 13h je pourrais dormir, souvent je lutte pour ne pas sombrer. Parfois ça passe et je peux de nouveau faire quelque chose, à condition que ce ne soit pas trop physique ni ne demande trop d’effort intellectuel. Parfois ça ne passe pas et je finis par sombrer. Très souvent vers 17h30, quoique j’aie fait avant, il me faut dormir un moment. Si j’ai le malheur d’en faire un peu trop parce que pendant quelques jours je me sens bien, il me faut ensuite trois semaines pour récupérer, à raison de deux voire trois siestes par jour, et d’une activité encore plus diminuée.

Ah si, le dernier "spécialiste de la fibro et du SFC" que j’ai vu m’a dit qu’il fallait que je fractionne mes activités. A la lumière de ce que tu viens de lire, tu comprendras que ce conseil ne m’est absolument pas adapté : j’ai essayé une fois de le suivre, faire le ménage m’a pris 4 heures au lieu de 2, et j’ai eu un mal de chien à terminer, ayant dépassé de longtemps mon heure limite d’efficacité.

A force d’y penser, j’en finis par ne plus me considérer comme malade. Je suis simplement handicapée. Ce qualificatif que j’ai eu tellement de mal à accepter quand il m’est tombé dessus il y a un an maintenant, je l’ai finalement fait mien.
Parce que pour moi la maladie, ça se guérit, ça se soulage, voire ça a parfois une issue fatale. Le handicap, il faut apprendre à vivre avec et l’intégrer.

Je suis handicapée même si, quand on me croise dans la rue, ça ne se voit pas. Je suis handicapée, pas parce que j’ai perdu mes jambes ou un bras, mais parce qu’à cause de cette fatigue, cet épuisement constant, c’est d’une partie de ma capacité de vie dont je suis amputée.

La seule chose que les "spécialistes" que j’ai vus m’ont réellement apportée, c’est ça : la conscience que je suis capable de tout faire, mais qu’il me faudra toujours faire des choix.

*******
Ndlb : comme d’hab, je ne te demande pas de compassion, si je suis capable d’écrire ça aujourd’hui, c’est que je le vis très bien. Mais le réaliser m’a aidé à l’accepter et je me dis que peut-être ça pourra aussi aider d’autres personnes qui tomberont dessus au détour du net.

4 octobre 2012

Mon nombril, de A à Z

par Memy

Je ne lui ai rien demandé, mais il y a quelques temps je lui avais dit que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas squatté la place ici. Alors voilà ce que j’ai reçu hier…

Source : Flickr / Pretty petal studio

A comme Ange…parce que c’est comme ça que je l’appelle ,parce que c’est ce qu’elle est pour moi .Sortez pas encore les violons ,ce sera pas comme ça pour les 25 autres lettres ,je vous préviens .

B comme Boulet…parce que c’est aussi comme ça que je l’appelle et que c’est aussi ce qu’elle est pour moi .Vous avais prévenues !

C comme Calin…parce qu’elle en réclame sans arrêt ,surtout quand je suis occupé .J’aurais pu dire Chocolat aussi .Les deux sont sans doute liés .

D comme Douleurs…parce que chaque matin je me demande si ça va être une journée avec ou sans pour elle .

E comme EuroMillions…parce qu’il est prévu qu’on gagne mardi .Mais lequel ?

F comme Fainéante…elle ,elle dit procrastimachin ,moi je dis fainénante .

G comme Gare…le lieu de notre première rencontre .

H comme Humour…parce qu’elle en a un paquet pour supporter mes blagues à la con .

I comme Ile déserte…parce qu’on y serait bien .

J comme Jockey…parce qu’elle avait le physique pour .Dommage qu’elle ne sache pas monter à cheval .

K comme Ku Klux Klan…parce que je voulais voir si vous suiviez encore .

L comme Lire…parce qu’elle adore ça ,en particulier pour s’endormir .Bon y a autre chose qui l’aide à s’endormir aussi .

M comme Médecins…parce que "grâce" à elle ,j’ai découvert cette catégorie si particulière et si incompétente .Je ne suis jamais malade et j’avoue que j’ai halluciné en découvrant comment fonctionnait (ou pas) notre système .

N comme Nous…parce qu’il faut que je vous fasse un dessin ?

O comme "Où j’ai mis mes clés de voiture ?"… Elle comprendra .

P comme Personne d’autre ,jamais .

Q comme ce qu’elle aime le plus peut-être…les Quignons de pain .Ben quoi ?

R comme Retour à la maison…le mien ,parce que dès que je suis parti ,on l’attend tous les deux avec impatience .

S comme Sport…parce qu’on aime ça tous les deux et que c’est cette passion commune qui nous a permis de nous rencontrer .

T comme Toutous…ce sont nos bébés à nous .On n’aura jamais d’enfant (on n’en veut pas) ,par contre on a Rain Dog alias le nain et Psycho Dog alias la grosse .

U comme Under…certain(e)s d’entre vous sauront pourquoi .

V comme Voyages…parce que j’aimerais en faire plus souvent avec elle .

W comme Web…parce qu’elle y passe beaucoup de temps .Trop ?

X comme Xéranthème…parce que je n’avais aucune idée de mot et parce que je suis curieux de savoir qui va aller chercher la définition de xéranthème .

Y comme Yeux…parce qu’ils sont magnifiques ses yeux euh…bleus ?

Z comme Zai fini…

Et toi, ton homme, il dirait quoi de toi ?

********
Je m’étais prêtée à ce jeu il y a plus d’un an déjà, alors si tu ne t’en souviens plus, si tu es arrivée après, si tu es curieuse, l’article en question est là !

2 octobre 2012

Ma tête à trous

par Memy

Je perds mes lunettes. Et mes clés.
J’oublie les oeufs sur le feu. Et la centrale vapeur allumée, sans même avoir repassé.
Je viens et je repars, sans me rappeler de ce qui m’avait amenée à l’endroit où j’étais.
J’oublie l’orthographe, je perds mes mots. Même les plus employés.
Parfois aussi j’en invente, le verbe "suivir" devrait être reconnu comme faisant partie de la langue française, c’est insensé.
Je fais du café sans tasse, je prends une tasse sans café.

Crédits : Flickr / Parachutgirl

C’est rigolo tout ça, dit comme ça, mais parfois ça fait un peu flipper. J’ai toujours eu un cerveau de compétition, maintenant je n’ai plus qu’un cerval mité.
Tu me diras, tant que je ne mets pas le feu à la maison…

Alors je m’organise.

Je mets le minuteur-fraise (offert par ma Joufflette-avec-deux-f, tu n’as jamais aussi bien fait !) pour ne pas oublier les pâtes et je me précipite à la sonnerie dans la cuisine, parce que si je laisse la dernière minute s’écouler, tu peux être certain(e) que ça va bientôt sentir le brûlé.

Je fais des listes aussi. Le problème c’est que je passe mon temps à chercher le carnet sur lequel j’ai tout noté. Ou à perdre les post-it que j’avais emmenés. Oui, oui, "les". Quand je vais faire les courses, il m’en faut deux : un avec la liste des choses à acheter, et un avec les endroits où je dois aller. Si je ne le fais pas, il y a toutes les chances que j’oublie de passer à la poste ou à la pharmacie.

Et puis je note et je photographie les moments de vie. Pas que j’avais peur jusque-là de les oublier, mais ma soeur m’a récemment rappelé que j’avais été le témoin de son mariage alors que je n’en ai plus aucun souvenir, ça me fait un peu réfléchir. Et baliser. Ce n’est pas si vieux pourtant, un peu plus de trois ans.

Et toi, ta tête, elle a aussi des trous ? Tu as des trucs, des astuces, pour ne rien oublier ?

28 septembre 2012

What’s up Doc ? #4

par Memy

{Je te préviens, l’article qui vient va être un peu long et fastidieux à lire, surtout si tu n’y connais que dalle en matière de thyroïde. Si tu as un problème de cet ordre, lis attentivement, tu apprendras certainement des choses.}

Alleluia !
Oui, carrément, un miracle s’est produit.

Hier quand je disais que toutes mes analyses étaient "normales", ce n’était pas tout à fait vrai. Mes analyses sont "normales" aux yeux des labos et des 2 endocrinos précédents et de mon médecin traitant et des 2 "spécialistes" de la fibro que j’ai rencontrés et des 2 médecins internes que j’ai vus.
Mais pas pour moi.

Tu noteras que j’ai de la suite dans les idées et que je ne lâche pas le morceau facilement. Pour moi, je te l’ai déjà dit plusieurs fois, j’ai un problème hormonal, et pas que thyroïdien. Et pas non plus depuis quelques mois seulement.

Bref, revenons à nos moutons.

Pour les non-initiés, juste une petite explication : l’activité de la thyroïde s’évalue par prise de sang selon trois critères (et non pas deux comme c’est trop souvent le cas chez nous) : la TSH, les T3 et les T4.

Figure-toi que selon mes "bonnes" analyses, ma TSH tourne allègrement au-dessus de 2 (mais reste dans la "norme")(française, la norme, je précise, vu que la norme internationale, elle, est de 2.5 depuis 2004 mais qu’on a toujours 10 ans de retard)(bon, d’accord, je suis mauvaise langue, 8 ans), et mes T3 (qu’on a enfin accepté de me vérifier en juin même si "ça ne sert à rien" dixit mon MT) sont très bas.

En juin dernier, la dernière endocrino que j’avais rencontrée trouvait ma TSH très "normale" (2.7) mais que j’avais "certainement un problème de conversion de T4 en T3" (qu’elle a identifié mais laissé comme ça). Suite à ça, j’ai décidé de m’auto-médiquer en T3 (pas simples à trouver pour qu’ils soient de qualité) et de continuer à surveiller mes taux par analyse de sang pour éventuellement adapter.
Mais ça c’était avant.
Avant que je ne rencontre le docteur N. hier.

Le docteur N. m’a écoutée, a lu très attentivement le récapitulatif de 2 pages de mes emmerdes et de mon parcours du combattant médical, en soupirant parfois et en disant à deux reprises "non mais là, ça ne va pas".
Le docteur N. a ensuite pris mes résultats d’analyses, ceux de lundi et ceux de juin, et devine ?
Sa première réaction ?
"Non, mais déjà votre thyroïde, là, elle n’est pas du tout régulée, c’est pas normal d’avoir cette TSH là sous traitement".

Tu imagines bien que là j’ai eu envie de l’embrasser.

Maintenant je t’explique pourquoi cette histoire de thyroïde me chagrine tant. Contrairement à ce que la majorité des médecins et des endocrinologues pensent, l’hypothyroïdie n’est pas responsable que de fatigue, prise de poids et peau sèche.
L’hypothyroïdie c’est ça :
fatigue, lassitude, épuisement
apnées du sommeil
(provoquent des réveils en sursaut, ronflements)
angoisse
sécheresse de la peau
bradycardie (qui peut entraîner des palpitations)
oedème des paupières
constipation
douleurs musculaires
crampes
lenteur intellectuelle
troubles de la concentration
perte de mémoire proche
dyslexie
fragilité des ongles
perte de cheveux

voix basse et rauque
gain pondéral
état dépressif
troubles menstruels
infertilité
goitre (augmentation du volume de la glande thyroïde)

En gras ce qui me concerne moi.
Voilà, c’est bon, tu as compris ?

Je ne dis pas que je n’ai que ça. Ca n’explique absolument pas certaines de mes douleurs, notamment les douleurs articulaires ni celles "dans mes os", encore moins les douleurs type "décharges électriques" qui me vrillent le corps. Mais pour ça j’ai encore une autre piste, faut que j’en reparle à l’ostéo.

A priori il y a aussi des choses qui merdouillent au niveau de mes hormones sexuelles. Ca, ce n’est pas nouveau, ça a commencé au bout de 7 années de prise de pilule. Ca a fait marrer 3 gynécologues à l’époque, et 4 endocrinos entre ceux que j’ai consultés avant et ceux de l’année écoulée. Tu sais, quand je te dis que je gonfle comme un bibendum ? Eh bien hier quand je me suis déshabillée dans le cabinet du monsieur, la première chose qu’il m’a dite c’est "ouhla, vous êtes sacrément gonflée de partout vous". Tu m’étonnes, je suis pleine de flotte. Et tu sais quoi ? La rétention d’eau, ça appuie sur la peau, ça irrite les nerfs et ça provoque des douleurs de contact. Noooooooooooooooon t’y crois toi ?

Voilà, je suis arrivée au bout de mon laïus.
Les filles qui m’ont laissé un gentil mot m’invitant à aller voir un psy hier, je suis désolée, vraiment, je n’en ai pas besoin. L’année dernière dans le cadre du "traitement" de ma "fibro" (la semaine prochaine je te fais un article sur la fibro), ils m’ont fait rencontrer un hypnomachin, ça m’a bien amusée. Mais servi à rien. Je n’ai aucun problème d’ordre psychologique, je ne suis pas dépressive, je ne suis pas malheureuse. Mon poids me gave, mais il y a quand même des tas de choses sacrément plus importantes dans la vie… et pour ça je suis comblée, j’ai tout ce à quoi j’aspire.

J’ai un certain nombre de choses à faire vérifier maintenant, deux prises de sang, une analyse d’urine et mon traitement a été modifié : j’augmente les T4 et je continue les T3, mais pris en deux fois sur la journée. Comme quoi j’étais plutôt dans le bon, étant donné qu’au vu de mes résultats c’est ce que j’aurais fait. Et une fois que j’ai les résultats, je retourne voir le docteur N.

Petites remarques comme ça en passant :
Ce médecin a été le seul à me proposer de le revoir pour me suivre. Le seul à m’écouter attentivement aussi. Le seul à ne pas vouloir me fourrer absolument dans une case sans prendre la peine de chercher si autre chose ne va pas (à part mon ostéo).
Malheureusement, ce médecin est à Paris. Pour moi ça veut dire 2 heures de route à l’aller (avec les bouchons) et presque autant au retour. Ca veut dire donc quelqu’un pour m’y emmener. Et des frais.
Malheureusement ce médecin n’est pas conventionné. Ca veut dire que la consultation d’hier m’a coûtée 100€ (pour presque 45mn, soit) mais n’est pas entièrement remboursée. Autrement dit : si tu veux être soigné(e) correctement, il faut en avoir les moyens. C’est ce que je retire de mes trois années d’errance médicale.

*********
Ndlb : si tu as des questions sur la thyroïde, je te conseille la lecture de l’excellent blog de Christiane. Elle n’est pas médecin, mais elle y a réuni toutes les informations nécessaires à la bonne compréhension du fonctionnement de cette chose étrange qui régule énormément de choses dans ton petit corps. C’est grâce à ce blog que j’ai compris des tas de choses et c’est ce blog qui m’a orientée dans mes recherches et poussée à m’accrocher à ce problème. Il semblerait que j’ai eu raison.

27 septembre 2012

Maigrir, c’est facile

par Memy

Mais oui, c’est facile, t’as qu’à bouffer moins et bouger ton gros cul, hein !

Via : Tumblr / All things stylish

Combien de fois on a pu entendre ce genre de considérations hautement intellectuelles à droite et à gauche, dites sur un ton de dédain (si ce n’est de dégoût) profond, de la part d’une midinette (ou d’une vieille peau) qui se complaît dans ses 49 kilos (pas 50, surtout pas 50, sinon pas besoin d’attendre le 21 décembre pour qu’arrive la fin du monde).

A toutes ces nanas-là, je ne leur souhaite qu’une chose : qu’un jour il leur tombe dessus la même merde que celle que je me traîne moi.
20 kilos en un an et demi, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment.
Depuis janvier, j’ai tout pesé, tout noté, tout pointé. Pendant 7 mois. Un total calorique tournant entre 850 et 1300kcal par jour, selon mon appétit et mon activité.
Du sport, j’en fais dès que je peux, et crois-moi, midinette (ou vieille peau) dédaigneuse, tu pourrais t’accrocher pour me suivre à la salle et y faire ce que j’y fais.
Pendant 7 mois j’ai vu mon poids osciller entre 74 et 77 kilos, suivant un cycle immuable : à la fin de mes règles je perds 1kg, puis ça stagne pendant l’ovulation, puis j’en reperds 1 ou 2, et une semaine après ça remonte, ça remonte et ça recommence.
Depuis deux mois, j’ai lâché l’affaire, je mange de tout et n’importe quoi, selon mes envies, selon ma faim, et mon poids oscille toujours entre 74 et 77 kilos (preuve que le zermatage fonctionne ?).

Hier j’ai reçu les résultats de mes dernières analyses sanguines, et une fois de plus, tout est normal. Aujourd’hui j’ai rendez-vous chez un (énième) endocrinologue, celui-ci aussi nutritionniste, renommé et connu pour son expertise des problèmes de thyroïde. Son dada à lui c’est le régime IG, je veux bien le suivre si ça lui fait plaisir, de toute façon la majorité de ce que je mange rentre déjà dans les IG à privilégier.
Au point où j’en suis, je te dirais, je suis même prête à suivre le régime Dukan (t’énerves pas, je déconne, j’ai quand même des limites à ne pas dépasser).

Aujourd’hui j’ai peur. Peur qu’il me dise lui aussi qu’il ne peut pas m’aider, qu’il n’y a rien à faire pour me retrouver et qu’il va falloir que je me décide à l’accepter.
Je ne suis pas prête à m’accepter. Tant que je ne croise pas un miroir, tout va (à peu près) bien. Tant que je ne dois pas acheter de fringues, tout va (à peu près) bien. Tant que je ne dois pas choisir des vêtements dans ce qu’il reste de mon dressing pour sortir, tout va (à peu près) bien.

Plus encore que le handicap, mon corps me pèse. C’est con non ? J’arrive à accepter de ne plus pouvoir travailler, à accepter de perdre mes neurones, à accepter de perdre ma mobilité, à accepter de morfler, mais je n’arrive pas à accepter de ne plus me ressembler. Pas que les regards des autres me gênent, tu n’as pas idée de ce que je peux m’en moquer. Pas que dans l’intimité mes formes me gênent, le regard de mon Ours lui n’a pas changé. C’est juste entre moi et moi, dans ma tête je ne suis pas (et ne serai jamais) une petite grosse et c’est pourtant ce que le miroir me renvoie chaque fois. Et partager ma vie avec un dieu vivant qui lui peut engloutir toutes les cochonneries qui lui font envie n’est pas forcément fait pour aider.

Alors aujourd’hui je vais y aller avec la peur au ventre, et en même temps espérer. Demain je te raconterai. Ou pas. On verra.

**********
Ndlb : je parle du mépris des "minces" pour les "grosses", mais l’inverse existe aussi et je ne le tolère pas plus. Je me souviens d’un jour où je mangeais un croissant dans la rue et où en passant à côté de deux filles rondes, une des deux m’a lancé "vas-y, fais-toi plaisir, toi tu peux" sur un ton empreint d’agressivité. Grosse ou mince, soyez méchantes et agressives, ça ne prouve qu’une chose : vous êtes malheureuses et aigries. Avant je vous aurais souhaité d’être un jour heureuse, mais voilà, j’ai grandi, et mon seuil de tolérance s’est singulièrement amoindri.

Ndlb bis : désolée si cet article est brouillon, tu sais à quel point j’ai du mal à parler de ce que je considère comme mon intimité.

25 septembre 2012

Belles images et chocolat

par Memy

Deux de mes addictions (parmi tant d’autres)… Une troisième étant les surprises. Et là j’ai été gâtée, tout ça en même temps, tu imagines ?

Il y avait une petite carte aussi, mais je l’ai déjà rangée avec toutes celles que j’ai reçues de mes blogo-copines et j’ai oublié de la photographier.

Tout ça pour moi donc ! Juste parce que je suis revenue au bon moment et j’ai pu jouer au concours d’Easy, la chatonne qui aime les fleurs, les voyages (et faire la sieste aussi).

Et comme la demoiselle me connaît bien, elle m’a offert un beau livre fait à partir de ses photos au Bhoutan (tu as vu, rien que la couverture est magnifique)(et crois-moi ma photo ne lui rend pas justice !)…

… un Ours en peluche tout doux (tu sais quoi ? L’Ours suisse pique moins que l’Ours marseillais que j’ai à mes côtés !)…

… et du chocolat ! Une grosse plaque (que je n’ose pas encore ouvrir, de peur de la manger en entier) et une jolie boîte qui dégage un parfum quand tu l’ouvres…

… à se damner ! J’ai été très sage, je n’en ai dégusté qu’un, avec le déca du midi (ben oui, je suis privée de café…). Mais ça a été difficile de résister !

Ma chatonne, mille mercis à toi, tu m’as vraiment gâtée !

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