
La forêt des ombres, Franck Thilliez
Hiver 2006. Cœur de la Forêt-Noire. Le Froid, la neige, l’isolement… Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d’un quart de siècle. Le Bourreau 125.
Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l’intermédiaire d’un roman. Un thriller que David Miller, auteur de polar occasionnel et embaumeur de profession, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne.
Mais il est des portes qu’il vaut mieux laisser fermées… et très vite, la psychose s’installe. Ne reste alors qu’une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper des maigres forces ; et affronter l’impensable…
Pas celui que j’ai préféré de cet auteur, mais une chose est certaine : quand on le commence, on ne le lâche pas ! Il vaut d’ailleurs mieux éviter de le lire le soir dans son lit quand on est toute seule et comme moi sujette aux rêves “étranges”… On se retrouverait vite à s’imaginer dans la situation des Miller !
Ma déception : le noeud de l’intrigue se devine trop facilement et rapidement… même si on a envie d’aller jusqu’au bout de l’histoire.
Ce bouquin m’a fait penser au Shining de Stephen King… Bon, ça fait trèèèèèèès longtemps que je l’ai lu, aussi les souvenirs que j’en garde restent assez flous, mais dans l’ensemble, c’est le bouquin qui m’est venu en tête à peine ma lecture terminée !
***********
Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, Mary Ann Schaffer, Anny Barrows
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis ? Un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…). Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle. Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.
Je n’ai jamais été fan des romans épistolaires, et pourtant là j’ai accroché de suite !
Je ne sais si c’est à cause des personnages, plus attachants les uns que les autres (détail d’une importance certaine pour moi), du style léger de l’auteur (ou de sa traductrice plutôt) qui lui permet de parler même de choses très graves avec un certain humour ou de l’ambiance générale du livre qui amène à avoir envie d’aller vivre à Guernesey (surtout moi qui suis plutôt du genre ermite !), mais là aussi j’ai eu du mal à reposer mon livre avant de l’avoir terminé.
Parfait si vous aimez les belles histoires d’amour et d’amitié, si vous avez besoin d’une lecture légère et d’un grand bol d’air…
***********
Quelle vie de chien, Elliott Erwitt
Pas de résumé ici et pour cause : c’est un livre de photos. Toutes en noir et blanc, toutes illustrant une vie de chien. Des chiens des quatre coins du monde. Des chiens de race endimanchés et des bâtards des rues. De très beaux clichés, malheureusement peu mis en valeur par le format du livre (en même temps, à ce prix-là…). Des images qui m’ont semblé irradier d’une tristesse insondable. A ne pas regarder un jour de blues, en tout cas si comme moi vous êtes sensibles aux états d’âme de nos amis les toutous !
***********
Mon chien est un trouillard, roublard et cabochard… et Mon chat est un hypocrite (et en plus, il est gros), Hélène Lasserre et Gilles Bonotaux
Deux petits livres illustrés. Deux parfaites images de nos amis les chiens et les chats. Lus rapidement, facilement, de quoi passer quelques dizaines de minutes de plaisir et sourire en reconnaissant à travers ces quelques pages les traits de caractère les plus frappants (craquants ?) de nos bestioles préférées.
**********
L’arbre à bouteilles, Joe-R. Lansdale
Par un mois de juillet torride, Hap et Leonard décident de nettoyer la vieille baraque dont Leonard vient d’hériter de son oncle Chester. Sous le plancher pourri, ils découvrent un petit squelette emballé dans des magazines pornos. En bon Blanc hétéro, Hap veut prévenir les flics. Noir et homo, Leonard préfère s’en remettre aux codes non écrits de la communauté Noire. Ensemble, ils vont creuser jusqu’à débusquer la plus horrible des vérités sous les cloques du soleil texan.
Premier livre que je lis de cet auteur, classé dans les “thrillers” mais plutôt un bon polar. Hap est le narrateur, et le texte est écrit… comme il parle. C’est vif, alerte, enlevé et gouailleur. Les personnages sont bien campés, sans tomber dans la caricature malgré leurs caractéristiques fortes. L’histoire manque un peu d’originalité et là encore on découvre rapidement les coupables. Pourtant on termine tout de même le livre rapidement, tant le rythme de la narration ne laisse pas de répit au lecteur.
**********
Le chat qui parlait aux oiseaux et Le chat qui remontait la rivière, Lilian Jackson Braun
Je continue ma lecture des aventures de Jim, Yom Yom et Koko et c’est toujours avec le même plaisir que je dévore ces petites histoires, de plus en plus ancrées dans le présent, et pourtant, malgré le fait que l’histoire perde ce côté suranné qui me plaît tant, je ne peux m’empêcher de me dire que vivre à 600km au nord de partout, dans les bottes de Jim Qwilleran, avec ces matous si attachants, ne doit pas être si mal !
**********
Du vent dans mes mollets, Raphaelle Moussafir
Rachel a neuf ans, une institutrice humiliante, des parents vaches et une copine garce. A neuf ans, on est puni quand on donne son avis. On peste quand les parents gloussent. On glousse quand les parents pestent. On découvre aussi de nouvelles sensations bizarres… Cette grande petite fille dissèque son monde avec un regard drôle et acerbe dont la maturité étonne, amuse et choque. De fous rires en conflits, elle explore l’impitoyable monde de l’enfance, celui des irrépressibles balbutiements sexuels, des mesquineries blessantes et des premiers clivages politiques. Un monde qui mène, parfois trop vite, vers celui des adultes…
On s’attache à cette petite fille qui n’a pas sa langue dans sa poche et, si on a parfois envie de la prendre dans ses bras pour la protéger, on se souvient aussi qu’à cet âge-là on perçoit la vie bien différemment d’un adulte… ce qui donne lieu à quelques bons mots bien sentis ! D’ailleurs, arrivés à la fin du livre, on se surprend à regretter qu’il ait plus le format d’une nouvelle que d’un roman à part entière.
***********
Patients, si vous saviez : Confessions d’un médecin généraliste, Christian Lehmann
Christian Lehmann, dans son modeste cabinet de banlieue, se trouve en première ligne de ce système de soins que l’on nous vante comme étant le meilleur au monde. Voici le récit en forme de confession du quotidien banal d’un médecin de base… Ce récit parfois hallucinant permet aussi à Christian Lehmann de dénoncer les travers et les dégradations auxquels conduit immanquablement l’approche gestionnaire et comptable qui prédomine depuis des décennies dans les questions de santé publique.
Enfin, il nous offre une dénonciation solidement argumentée des agissements scandaleux de l’industrie pharmaceutique, le grand acteur silencieux des questions de santé en France.
Dommage que le livre date un peu car de nombreuses réformes sont passées par là et il y aurait encore de quoi dire… Pourtant si comme moi vous êtes confrontés à l’univers délirant de la médecine française en tant que patient, c’est intéressant de lire ce point de vue, qui éclaire un certain nombre de choses et permet de comprendre que malheureusement si certains médecins agissent comme ils le font, c’est qu’ils n’ont pas le choix !
**********
Webster le chat, PG Wodehouse
Avec l’humour et la causticité qu’on lui connaît, P.G. Wodehouse nous entraîne dans une étrange et hilarante histoire de possession.
Lancelot est un jeune homme rêveur qui souhaite devenir artiste au grand dam de son oncle. Lorsque celui-ci, devenu vicaire et appelé en Afrique, lui confie son chat Webster, il ne se doute pas un instant de la terrible emprise que le félin aura sur lui. Peu à peu, Lancelot découvre qu’il est comme envoûté par cet énorme matou pontifical et mystérieux.
Décapant, insolent… et parodique.
Tout est dit, je n’ai rien à ajouter !
**********
La cité des jarres, Arnaldur Indridason
Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un ” truc bête et méchant “
qui fait perdre son temps à la police… Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la ” cité des Jarres “, une abominable collection de bocaux renfermant des organes…
Etant une grande amatrice des romans d’Hening Mankell, je me suis laissée tenter par un autre auteur de pays nordique, cette fois Islandais, mais je dois dire que cet opus, bien que présenté comme équivalent aux polars de Mankell et comme le meilleur d’Indridason, m’a laissée sur ma faim et assez déçue. J’ai trouvé l’histoire brouillonne, le rythme d’une lenteur à mourir et les personnages creux et froids.
Je tenterai peut-être un deuxième bouquin du même auteur “pour voir”, mais sans me jeter dessus…
*********
Sans raison, Patricia Cornwell
Kay Scarpetta, à présent consultante à l’Académie nationale des sciences légales de Floride, est plongée dans une affaire où les indices matériels divergent : tous évoquent un tueur qui agit sans raison. Entourée de son équipe : Marino, Wesley, sa nièce Lucy, Kay tente d’établir un lien entre les suspects probables et ces crimes. Elle enquête parallèlement sur une disparition dans une demeure tranquille, où quatre personnes se sont volatilisées. Dans la maison voisine, une autre surprise attend Marino : le corps martyrisé d’une femme gisant sur son lit. Kay Scarpetta dispose d’informations distillées par un psychopathe, dont elle ignore si elles visent à lui apporter une aide précieuse ou à brouiller les pistes.
Un seul mot : déçue. C’est long, pénible, technique, froid… chiant. Ce n’est que mon avis, il vaut ce qu’il vaut, mais autant j’ai adoré les premiers Scarpetta, autant plus on avance dans le temps et plus ça s’essouffle…
Et toi, un bon bouquin que tu aies lu récemment à me conseiller pour le mois de juin ?

