[Attention Caliméro inside]
La semaine dernière je n’ai pas écrit de blabla. En fait ça fait plusieurs jours que je n’ai pas écrit. Avant quand je n’écrivais pas, c’était que ça allait très bien et que j’avais autre chose à faire ailleurs. Maintenant quand je n’écris pas c’est que ça ne va pas. J’ai une tendance ermite ascendant autiste quand ça ne va pas.

Source : tumbler / Wood & Wool Stool
La semaine dernière mon ours n’était pas là. Pour une fois, ce n’était pas pour le boulot. Mais parce qu’il était dans le Sud, voir ses neveux. Là où je l’ai accompagné les deux dernières années, quelques jours de vacances au soleil avec les petits monstres dans une jolie maison avec piscine près d’Aix. Cette année donc j’ai dû faire une croix dessus. Pour plusieurs raisons. Mais toutes liées à la même chose : mon amie fibro.
D’abord parce qu’à cause d’elle je ne peux plus profiter de la vie comme je le voudrais. Ensuite parce qu’elle m’oblige à faire des choix même les jours où elle me fiche la paix. En l’occurrence choisir entre cette escapade-là et autre chose, peut-être. Enfin parce qu’elle a décidé de toute manière de me tomber dessus peu avant le jour du départ.
La semaine dernière donc j’ai passé mon temps à me traîner, à regarder impuissante mes chiens qui ne demandaient qu’à aller jouer, à pleurer de douleur et à lutter. Contre les nausées, contre la frustration de ne pouvoir rien faire (mais quand je dis rien, c’est vraiment rien), contre la fatigue (fatiguée à ne rien foutre, quand même), contre…
Je ne suis pourtant pas persuadée que lutter soit la meilleure des solutions.
La semaine dernière j’ai cru atteindre un pic, enfin, et qu’elle allait me foutre la paix ensuite. Mais non, elle n’est pas décidée à me lâcher. Pourtant ça fait déjà plus de 10 jours qu’elle me pourrit la vie, mais faut croire que ça ne lui suffit pas. Cette semaine elle est toujours là, toujours virulente et moi je n’ai qu’une envie, qu’elle reparte. Vite.
Parce que dans moins de 10 jours j’ai besoin qu’elle ne soit plus là. Y en a deux ou trois qui sauront pourquoi.

