
Aujourd’hui on est allés a “la ville”. Je devais rencontrer la dame de la sécu qui dit s’il y a des raisons pour que je sois en arrêt de travail ou si je suis (et Doc aussi par conséquent) une mytho. J’avais quelques appréhensions vu la façon dont la fibro est perçue dans notre beau pays. Mais non, ca s’est bien passé.
Si je passe sur le fait qu’elle a décidé que dans un mois je serai de nouveau apte a travailler (ouep, comme ca, je vais aller a mon rdv au Centre Anti-Douleurs, et pouf, trois jours après je serai de nouveau sur pieds, magique non ?), elle ne m’a pas assené LA grande vérité a laquelle nous avons régulièrement droit, a savoir “la fibro c’est dans la tête, vous êtes dépressive”. En même temps ca se voit que je ne suis pas dépressive.
J’ai bien aimé aussi le moment ou elle m’a demandé ou j’avais mal, je lui ai répondu la cuisse et le mollet gauches, et la elle m’a chopé la cuisse et a serré bien fort. Nan, j’ai pas hurlé (si peu). Elle a bien sur fait ca avec tous les endroits que je lui ai indiqués… sinon ca n’aurait pas été drôle.
C’est quand même aberrant qu’en quinze minutes un médecin ait le pouvoir de te déclarer apte ou non a aller bosser, sans même avoir jeté un œil sur ton dossier médical ni rien connaitre de ton histoire ni de ton état.
A ma question “comment je fais pour aller travailler si je ne peux pas conduire ?”, elle m’a répondu de prendre le bus…
A mon objection “il n’y a pas de bus jusque Groland”, elle m’a répondu que je n’ai qu’a chercher une maison dans le centre ville…
Autre chose ? Non, ca ira, merci.
Bon, elle m’a quand même donné quelques conseils et informations précieuses, du type déposer un dossier de demande de reconnaissance du statut travailleur handicapé. Dont acte, j’ai le dossier, me reste a remplir une dizaine de pages de paperasse. Et vous savez comme j’aime la paperasse.

Avec tout ca en sortant, on est allés manger une pizza pour me remettre de mes émotions (et caler l’estomac de mon ours qui criait sacrement famine – bon, le mien aussi j’avoue). Elle était bonne, la pizza. Et j’ai même pas pris de dessert. Pourtant dans les baraques du marche de Noël, il y avait un vendeur de gaufres et de croustillons. Et elles avaient l’air bonnes, ses gaufres.

Après en guise de promenade digestive, j’ai trainé mon ours chez H&M, mais rien trouvé pour faire mon bonheur. Je cherchais une petite robe pour mettre le soir de Noël et des gros pulls doudouille. Comme il y a un Pimkie juste a cote et que j’avais repéré certaines choses sur leur site suite a un article que j’ai lu il y a quelques jours (encore une fois je ne sais plus chez qui), choses que dans un premier temps j’allais commander et puis finalement je me suis dit que je verrai sur place, je suis rentrée (toujours avec mon ours, qui est quand même un grand courageux – même que dans le magasin il se balade et cherche des trucs pour moi). Bien m’en a pris, j’ai essayé plein de pulls et une robe, et je suis repartie avec trois pulls et deux ceintures. Tant pis pour la robe, la coupe ne m’allait pas. Je ferai avec ce que j’ai dans le dressing pour le soir de Noël. Trois pulls donc, un écru et deux rose pale. Je fais une fixation sur le rose pale. Couleur douce et douillette, pour des pulls doux et douillets. J’en ai d’ailleurs immédiatement enfilé un en rentrant a la maison, avec mes collants et mes grandes chaussettes, sous le plaid.
Ndlb : je m’en tricoterais bien un moi-même, de pull, mais vu la vitesse a laquelle j’avance, j’ai bien peur de ne pas l’avoir avant l’été prochain !
Demain matin, juste quelques bricoles a faire, la poste, le Doc, quelques courses… et après je me pose jusque lundi (ou mardi, ou mercredi) d’autant que mon ours part de dimanche a mardi soir. J’aurai donc tout le temps de rattraper mon retard de lecture chez vous… et de vous raconter ma vie aussi !


























